Non classé

Savoir critiquer et savoir recevoir une critique

Bonjour à toutes et à tous

Ça y est, c’est arrivé. Depuis le temps que j’attendais. Que je le redoutais ? Je ne sais pas. Avec une curiosité certaine je me demandais : comment allais-je réagir à cet évènement. Et c’est arrivé.

J’ai enfin reçu ma première étoile ! En suis-je fier ? Non, quand même pas.

Oui car autant pour les apprentis skieurs ce serait synonyme de fierté, ici c’est bien ma première étoile Google sur les cinq escomptées. Cette notation étant, de surcroît, annotée d’un : « à fuir » et d’un cœur rouge. Et là, je fus pris d’une tristesse mais pas tant d’une tristesse d’avoir eu une étoile car si ma pratique devait se résumer à une « annotation » ce serait bien triste. Non, là, je fus triste car j’aurais pu grandir.

Oui chers amis, j’aurais pu m‘élever un peu plus, apprendre, progresser et retourner, le lendemain, travailler en étant meilleurs. Là j’en suis resté « à fuir ».

La critique est un art, une occasion, pas une arme

À l’heure où on enlève les notes à nos chers enfants, par peur de les stresser, dans le vrai monde la mode est bien à la notation. On note tout, tout le monde, tout le temps. Resto, Uber, film, médecin, psy. C’est bien ça la liberté et vive la liberté ! Bon sauf qu’en 1789 la liberté s’en muée en terreur. Grandir oui, périr non. En effet d’une critique assassine qui se veut guillotine et se tente peine de mort peut fait des ravages en santé mentale. Alors qu’elle peut constituer une occasion de grandeur.

Ainsi, revalorisons les critiques, pour peu qu’on les fasse dans les règles de l’art. Tel est le but de cet article car la critique et ses hardes de Haters sont un virus pour la santé mentale donc désinfectons tout cela pour une critique responsable ! Parlons-en et aidons-nous les uns les autres à défaut de nous aimer, justement.

1-    Faire grandir le critiqueur.

La critique, lorsqu’elle prend la simple et infantile forme du « bien » ou « pas bien », « bon » ou « pas bon » voire en l’absence même de mot qu’elle se prononce « beurk », nous ramène au stade infantile. Grandissons ! Critiquons avec hauteur ! Car comme le dit si bien JJ Rousseau c’est s’élever de l’animal que se doter d’un esprit critique, de raison et de règles sociales autant pour savoir vivre et grandir ensemble. Que de vertus ! Or, lorsqu’on assassine l’autre on fait du mal certes (c’est bien le but, œil pour œil, dent pour dent) mais on se fait aussi du mal à soi. 

En effet, à critiquer pour faire du mal on se transforme en quelqu’un qui fait du mal et on ajoute du mal au monde. Qui a envie de se dire « je suis quelqu’un qui fait du mal » ? La critique assassine ne fait pas du bien au critiqueur, elle le soulage brièvement, tel un animal qui mord par réflexe, mais ne l’élève point. Alors que serait une critique qui permettrait d’élever le critiqueur à l’âge de raison ?

La critique oui mais avec esprit

Une critique qui se veut constructive permet à l’autre de devenir meilleur. Et là amis Hater vous deviendriez quelqu’un qui rendra les gens meilleurs, sympa non ?

Ainsi, émettre une critique constructive, qui construit plus qu’elle ne détruit donc, c’est apprendre à canaliser ses émotions, apprendre à les mettre en mots et les mettre en forme pour se former un esprit critique. Et là être quelqu’un qui fait grandir et qui est doué d’esprit critique imaginez la classe !

Alors comment justement s’élever au rang de Hater responsable ?

Pour cela, une critique doit toujours porter sur des faits les fameux 5 W’s soit Who, What, Where, When, Why ? ce qui en français donne QQOQCCP (pour « Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? »). Ce qui va permettre à l’autre de devenir meilleurs en sachant quoi changer ! De cette sorte on fait certes du mal à l’autre mais pour le réveiller et l’élever et en même temps on devient meilleur soit même ! Il change grâce à vous !

Que de vertus à cette critique responsable. Mais cela fonctionne aussi lors d’une critique positive. En effet, comment puis-je progresser avec un simple « bien » ou un simple pouce en l’air ? Bien oui mais quand, quoi… et là j’apprends à refaire ce qui est bien. 

Enfin, dernier détail rien de mieux que d’assumer sa parole en signant sa critique à la pointe de son épée qui, là, ne transperce pas mais fait du critique un critique au service du meilleur ! Car, dans le cas contraire, il n’a qu’un félon pour se cacher dans l’ombre et il n’y a point de bonne estime pour le dit félon à rester caché.

Mais à plaisir d’offrir il y a joie de recevoir, sachons aussi recevoir, comme il doit, une critique.

 

2-    Tous critiqués car tous critiquables

Mais, la réhabilitation de la critique ne s’arrête pas là. Voyons maintenant à bien la recevoir. En effet à refuser toute critique cela reviendrait à se rendre incritiquable donc parfait. Or, nobody’s perfect et heureusement ! Apprendrons donc à les recevoir sans quoi on ne grandirait pas !

Voici trois petits conseils pour éviter de vous faire assassiner si vous êtes la cible de critiques malveillantes et surtout trois conseils pour apprendre de vos erreurs.

Premièrement, il faut toujours se souvenir que cette critique ne vous résume pas vous. Elle concerne ce que vous faites voir ce que vous pensez. Ce que vous faites et ce que vous pensez, ne vous résume pas, « on ne résume pas une personne à ses actes » exprimait Badinter dans sa plaidoirie contre la peine de mort.

Souvenez-vous toujours que ce n’est pas vous que l’on juge car on ne vous connaît pas et donc ce sont vos actes et eux vous pouvez les changer !

Deuxièmement, cette critique doit toujours porter sur ce que vous pouvez changer (et donc être précise voir plus haut). Si on critique vos pieds, pouvez-vous changer vos pieds ? Non donc critique nulle et non avenue, cela regarde l’autre, pas vous. Pas question d’en discuter. Mais, si la critique porte sur des faits et des actes précis qu’il vous est possible de changer, alors accueillez celle-ci avec joie, vous serez mieux après si vous jugez ce changement finalement profitable !

Troisièmement, enfin, faisons preuve d’acceptation. Oui la critique pique et l’ego n’aime pas ça. You’re talking to me ! Laissons l’ego en pièces et accueillons cette émotion pour ce qu’elle est : un moteur. Remercions alors et cette sensation désagréable et la personne qui aura eu le courage, en son nom, de nous donner l’occasion de devenir meilleurs.

 

La critique est art

Une occasion de savoir

La critique est un cadeau

Non un exutoire

 

Bonne semaine à toutes et à tous,

 

Yannick