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Le poids des maux

Bonjour à toutes et à tous,
 
Bienvenue pour une nouvelle psychofable. Ce mois-ci, parlons de ce qui est lourd en santé mentale 😱.
 
Bon, j’aurais pu vous l’écrire en mode « un vieux sage propose à son jeune impétrant de porter un verre… » mais là, allons directement aux faits : un verre c’est lourd ? Ben ça dépend me direz-vous. Oui, ça dépend ça dépasse, selon le contexte. 👍
 
👉 Oui, tout dépend du contexte effectivement car en en psychologie contextuelle rien n’a de sens sans le cadre dans lequel on observe le comportement. Explication.
 
– Si je vous ordonne de porter un verre d’eau de surcroit sans en savoir le sens. Cette obligation est lourde de sens puisque non consentie.
 
– Si je vous demande de le porter une heure. Ici le contexte de durée en fait un verre pour qui le temps nous pèse.
 
– Et si je vous demande (gentiment) de le poser et le reporter mille fois. Ce simple verre dans ce contexte de répétition (même pour me faire plaisir) nous donnera à coup sûr de l’inflammation mentale. Ça chauffe là-haut ?
 
– Plus encore, faire porter ce même verre d’eau à un enfant de quatre mois ce n’est pas pareil que faire porter ce verre à Teddy Riner.
 
 
👉 Or, en santé mentale cette pression, cette charge, peut prendre une forme délétère : le harcèlement 😨. En effet, tel un chiot qui harcelle sa mère qui ne veut pas jouer, venir et revenir à la charge peut s’apparenter à une violence qui ne se perçoit qu’en lien avec le contexte, comme on vient de le voir.
 
👉 Ainsi, ces exemples montrent à quel point il n’est pas besoin de faire des choses horribles à quelqu’un pour qu’il y ait harcèlement. Et pour autant, tout le monde ne décide pas forcément consciemment d’harceler quelqu’un 🧐. On n’a pas tous la même sensibilité autant qu’on n’est pas tous conscients de la portée, donc du poids, de nos actes ou de nos paroles.
 
👉 Cela donne ainsi à réfléchir sur la notion de harcèlement qu’il soit sexuel, professionnel, scolaire etc… ce n’est pas parce que ce n’est pas important que cela ne pèse pas.
 
Ainsi, la charge mentale, comme tout verre, on apprend à la poser, on l’exerce en fonction des possibilités de chacun. En cas de surcharge on apprend sans honte et sans détour à dire que c’est trop lourd. On prend aussi en compte le contexte qui peut faire qu’un simple poids occasionne une hernie discale mentale. Enfin, si on blesse, on présente ses excuses car, on peut tous être, un jour, des gros Relous (je demande pardon à mes ados ;-). Les excuses et la reconnaissance ça soulage tout le monde et c’est déjà ça..
 
Bonne et légère semaine à vous,
 
Yannick 🤘