Aller mal pour aller bien ?
Bonjour à toutes et à tous,
Semaine un peu tendue, donc en ce lundi, petit post rapide, restreint, efficace.
👉 Quelle est la première chose à faire pour sortir du trou en santé mentale ?
Arrêter de creuser, lâcher la pelle
Arrête de piocher, pour enfin se faire la belle
En effet, cette semaine, dans la lignée des vœux de cette nouvelle année – souvenez-vous cette année on se fout la paix😇 – et si, avant de penser à se faire du bien, on tâchait d’éviter de se faire du mal… en voulant, par tous les moyens, aller bien. Je sais c’est étrange mais je m’explique.😣
En voulant aller bien on fait tout pour lutter voire oublier qu’on va mal. Ainsi, c’est souvent de cette manière que je commence mes accompagnements thérapeutiques :
👉Pour vous aider à aller bien, j’ai besoin que vous arrêtiez de creuser plus bas et, pour aller bien, il va falloir accepter d’aller mal. Accepter, c’est accueillir nos maux pour se laisser ensuite remonter à la surface. Accepter de se regarder en face.
Facile à dire me direz-vous, et vous aurez raison, car ce n’est pas si facile de poser la pelle avec laquelle on s’enterre. Cependant, c’est souvent la première chose à faire lorsqu’on veut aller mieux : arrêter l’hémorragie faite de vaines tentatives pour trouver des solutions qui, au final, nous vident de la vie.😱
Se replier, ruminer, scroller pour enfouir ce mal qui nous tient et qui, d’un coup de rein, remonte toujours à la surface. Fuir, éviter, lutter pour éteindre ce feu d’angoisses qui nous brûle et qui n’en devient que plus ardent. Boire, manger, fumer pour noyer ces vieux démons qui, au fil du temps, apprennent bien à nager.
👉👉👉Sortir du trou c’est arrêter parfois arrêter de vouloir aller bien
En effet, en santé mentale, nos comportements problèmes sont souvent vus comme des solutions, contrôler, éviter, ruminer pour trouver une solution qui ne vient jamais. Et c’est par une contre-intuitive idée qu’on s’en sort : désespérer. Désespérer ?!? 😱
Oui, poser la pelle c’est accepter l’idée qu’on va mal, faire de la place à ses émotions, faire fi du manque d’envie pour renouer avec le mouvement et donc la vie. Ce processus se nomme le désespoir créatif. Désespoir, car il faut perdre espoir que ces sentiments vont disparaître, que ces comportements vont nous apporter une solution (fuir, ruminer, contrôler) pour espérer autre chose et créer un espace.
Accepter de faire avec le mal c’est ensuite le meilleur moyen d‘avancer. Car, ensuite, vient la création d’une nouvelle façon de faire avec ses maux, une nouvelle façon d’appréhender ses tourments. En acceptant de ne plus lutter contre ce qui nous tyrannise (pensées, émotions, sensations) on apprend à faire avec. On apprend à être à l’aise avec son malaise et on entend ce qu’il a à nous dire pour ensuite trouver de vraies solutions.

👉 Qu’en pensez-vous ?
Bonne semaine à toutes et à tous
Yannick 🤘


