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Agir, oui, mais pour quoi ? et attention le contresens

Que faire ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’ère ?
 
En développement personnel ces questions sont essentielles mais plus encore en santé mentale. Ce sont des questions qui, selon la réponse, peuvent nous précipiter dans les abymes de la souffrance 🥺, ou bien, au contraire nous élever 🤘.
 
Or, il y a un courant en psychologie que l’on appelle le contextualisme fonctionnel qui postule que ce n’est pas tant ce que l’on fait, mais la raison (la fonction) pour laquelle on fait ceci ou cela. Ici soit fuir nos peurs 😱soit pour rejoindre nos espoirs 🌟, comme le dit Nelson Mandela. 👉Et ça fait toute la différence.
 

🔸Choisir de fuir nos peurs

 
Lorsque nos choix sont le reflet de nos peurs, que se passe-t-il ? On fuit celles-ci, on fuit tant qu’on peut jusqu’à qu’elles prennent toute la place. Fuis-moi je suis et je suis ce que je fuis.
 
Dans le cadre des troubles anxieux, on évite toutes les situations, les mots, les phrases, les images qui nous rappellent les émotions désagréables, et au final non seulement on ne vit plus mais on finit par avoir peur de la peur. Dans le cadre de dépression, plus on se replie en attendant l’envie et plus on s’enfonce loin de la vie. Les TOC ? Idem. Plus on ritualise pour faire taire ses obsessions et plus on les nourrit aussi. Les addictions ? On noie son chagrin et il apprend à nager. Le psychotrauma ? Là encore à fuir les images traumatiques, les lieux traumatiques, on se prive de vie et ils resurgissent, la nuit, dans nos pires cauchemars.
 

👉 Nos choix de vie sont des choix de non vie.

 
Quel est le point commun à ces comportements ? Leur fonction. Fuir, lutter, contrôler les expériences désagréables. Cela s’appelle l’évitement expérientiel et cette mécanique est des plus centrale dans TOUTES, oui toutes, les problématiques de santé mentale.
 
D’une manière plus concrète, c’est un peu comme si on faisait du ski et que la chose la plus importante pour nous était de ne pas nous taper le sapin 🌲… pour, au final, embrasser le dit conifère 🌲🤯. Ceci en oubliant une autre raison, une autre fonction. Rejoindre l’espoir💫. Oui l’espoir de conclure avec ce ou cette magnifique moniteur ou monitrice dont vous avez loué les services pour la journée 🤣.
 

🔸Choisir ce qui compte pour nous.

 
Et si nous placions nos comportements sous fonction dite appétitive ? C’est-à-dire avec pour fonction de se rapprocher de ce qui est important pour nous ?
 
Soit physiquement, combler la faim, la soif, le froid, symboliquement, se rapprocher des valeurs comme la liberté, l’égalité, la fraternité ou enfin socialement se rapprocher des personnes qui comptent pour nous. Indépendamment des peurs.
 
Qu’en serait-il de cette façon d’agir, de cette autre fonction ? Ici les peurs passeraient au second plan. Peu importe le sapin, on porterait alors notre regard vers le ou la monitrice et notre corps suivrait alors cette ligne d’espoir laissant le sapin à ses épines.
 
Dans ce cas, plus on agit de la sorte, plus nos peurs se font toutes petites. Plus on se rapproche de ce soleil qu’est l’espoir et plus on se réchauffe. On se sent vivant ! C’est bien ce qu’on apprend en psychothérapie, faire la place à nos peurs pour rediriger nos actions vers ce qui compte pour nous. Là est la santé mentale.💪
 

🔸Et l’espoir dans tout ça ?

 
Non, qui se prépare au pire ne connait pas le meilleur, on l’a vu, le fuir c’est le vivre même lorsqu’il n’est pas là. Non, préparons-nous au meilleur. En psychologie, l’espoir est ainsi une force fondamentale nommée optimisme.
 
C’est se nourrir d’attentes positives. C’est, tel un skieur (toujours), envisager la meilleure trajectoire de sa vie. C’est tellement y croire que là aussi notre corps l’emprunte comme téléguidé par une positive prophétie auto-réalisatrice. L’espoir est essentiel en santé mentale.
 
L’espoir non pas de ne plus avoir peur, de ne plus avoir de pensée négative, mais l’espoir de vivre une vie riche et pleine de sens, avec ces sentiments désagréables. Telle est aussi la proposition de la psychothérapie, celle de la vie.
 
Lire sur ce point cet article de psychologie positive avec mon psy  je positive
 

👉 De surcroit pour nos jeunes générations.

 
En effet, il n’est pas rare que je reçoive un ou une jeune en refus d’obstacle au moment de se jeter dans le tourbillon de la vie et qui refuse celle qu’on lui présente : chômage, guerre, souffrance, égoïsme…etc. Ainsi, comment reprocher à nos jeunes de ne pas vouloir faire d’enfant, de ne pas vouloir travailler et vouloir se protéger dans ces conditions ?
 
👉Nous leur vendons de la peur, un nihilisme, cher à Nietzsche, où rien ne vaut sur cette terre 😢, si ce n’est, à la rigueur, l’espoir d’un paradis lointain. Non, refusons cela, car la santé mentale c’est aussi du maintenant et de l’ici. Vivre pour le meilleur chantait Johnny, vivons alors avec la douceur d’un avenir meilleur !
 
Et si on leur revendait de l’espoir 🥰? L’espoir d’une vie meilleure qui tire l’être humain vers le haut depuis 550 millions d’années. Cultiver l’espoir comme une plante 🌿, la protéger et la transmettre aux générations futures. On a tous une santé mentale et on a tous besoin d’espoir au moins celui de conclure sur un malentendu.😆
 
🤜👉🥰Que nos choix soient le reflet de notre espoir plus que celui de nos peurs…. et vous vous choisissez quoi aujourd’hui ?
 
Bonne semaine à toutes et à tous,
 
Yannick 🤘
 
Pour étendre la discussion lisez cet article pour comprendre comment sortir du brouillas et rejoindre le soleil en santé mentale 
 
mais aussi cet vidéo que j’ai longtemps partagé qui a beaucoup aidé mes patients à comprendre l’engagement vers les valeurs et surtout comprendre la différence entre être et aller bien