compassion,  Méditation de pleine conscience,  Psycho Pratique

Comment réveiller, soigner notre âme d’enfant?

Temps de lecture: 4-5 minutes


Bonjour à toutes et à tous,

Le contenu de cet article?

Vous aimez les fêtes.

Retrouvons la magie de l’enfance, émerveillons nous.

Vous ne les aimez pas.

Soignons tout cela et mettons un peu de kif.


Noël est, quoi qu’on le veuille, la fête des enfants. Ainsi, il est un enfant dont j’aimerais vous parler, il est un enfant dont j’aimerais vous aider à prendre soin: votre enfant intérieur.


Un enfant à l’intérieur de moi?


En effet, c’est un concept Bouddhiste, tout à fait explicable en neuroscience, nous avons bien tous au fond de nous un petit garçon ou une petite fille qui souffre.

Quoi? Qu’est-ce que c’est que ce truc nouveau? Vous raconte peut-être votre tête. Oui, je vous l’avoue, personnellement, lorsque j’ai entendu des collègues en parler j’ai eu un petit sourire en coin.


Sauf que.

Sauf que, l’enfant intérieur est effectivement une métaphore. Nous avons tous eu des périodes difficiles et beaucoup d’entre nous ont été perturbés pendant l’enfance. Il y a certes les traumatismes évidents comme l’abus, le harcèlement et autres mais plus discrètement il peut y avoir la sensation de ne pas être compris.e, considéré.e, aimé.e entendu.e.


Cet enfant intérieur prend la forme de souvenirs, d’émotions (la peur de ne pas être aimé.e, le sentiment d’injustice), de pensées, ou encore d’attitudes dites « infantiles ». Noël est ainsi la fête où ces souvenirs resurgissent.

Mais, l’enfant intérieur est également un autre élément plus positif, c’est cette partie de nous qui aime jouer, qui aime danser, créer, découvrir, aimer et câliner. C’est aussi cette partie qui se réveille lors des fêtes de Noël. Celle qui s’émerveille, qui rêve et lâche un peu de leste.

C’est la trêve des médisants

C’est pour ma part celle qui se met toujours à kiffer les chansons de Noël avec parfois une petite larme de joie en écoutant Tino Rossi (ma chanson la moins assumée :-).

Ainsi, Noël réveille notre enfant intérieur, notre âme d’enfant et qu’en faisons nous?


Nous l’étouffons comme l’on mettrait un couvercle sur une casserole d’eau qui bout. Enlevons ce couvercle et libérons cette énergie.

Alors prêts pour prendre soin de cet enfant intérieur et ensuite l’emmener jouer?

« Garde dans ta main la main de l’enfant que tu étais »

Cervantes

Soigner notre enfant intérieur (lorsque les fêtes nous font souffrir)

Oui mais il est où?

 


 

Le soigner quand il est blessé, oui mais faut-il encore savoir ce que c’est pour nous.

Une façon de le trouver est d’observer les moments qui « piquent » lorsque l’on vous parle de Noël ou des fêtes de fin d’année et se poser cette question.:


Cette souffrance:

 Est-ce une souffrance de l’âge adulte du moment présent 

ou bien 

Est-ce une souffrance qui date?

Lorsque vous aurez trouvé une situation où cette souffrance est ravivée prenez le temps de la décrire. 

  1. Quelles émotions ressentez vous? 
  2. Où se situe cette émotion désagréable dans votre corps? 
  3. Que vous raconte votre tête à ce moment là?

Vous y êtes, cette souffrance est celle de votre enfant intérieur.

Que faire maintenant?

Plutôt que de lutter pour faire disparaitre cet enfant, par la raison, par l’évitement, par la rumination donnez lui donc la parole.

Lorsque vous ressentez ces émotions, parlez à cet enfant qui se manifeste au fond de votre ventre. 

Glissez lui par exemple un 

  • « je suis là » 
  • « je t’ai entendu.e » 
  • « je comprends que tu puisses souffrir, je suis avec toi » 

et placez votre main à l’endroit de la sensation. Entendre la souffrance et la soigner c’est cela la compassion à l’égard de soi.

En savoir plus sur la compassion lire cet article

Avec ces mots et ce geste pour calmer cet enfant, votre corps produira au passage un peu d’ocytocine (hormone de l’attachement) et vos relations aux autres ainsi que votre estime de vous même seront meilleures. C’est cadeau, c’est Noël.

Écouter son enfant intérieur 

 Thick Nhat Hanh présente un exercice assez intéressant dans son livre « L’enfant intérieur (référence en fin d’article). Demandez à cet enfant ce qu’il veut.

Asseyez vous dans un endroit calme après avoir pris soin de prendre un papier et un crayon, fermez les yeux un instant et imaginez vous à 5 ans (prenez quelques instants pour vous visualiser, le lieu, l’ambiance, les personnes autour…etc). Imaginez vous ensuite en tant qu’adulte lui demander:

« Qu’attends tu de l’adulte que tu es devenu.e? »

Donnez enfin la parole à votre petite fille, votre petit garçon intérieur.e.Rédigez alors tout ce qui vous passe par l’esprit, aller dans l’espace,  un câlin, manger des chewing-gum  Hollywood à la Chlorophylle, jouer à tel jeux… notez tout,  Gardez bien cette liste pour la suite.

Si j’avais 5 ans je ferais…

De cette manière il vous sera plus facile de traverser les fêtes car la seule personne  qui peut combler ces blessures c’est vous, l’adulte devenu.e. Gonflés à l’ocytocine il vous sera plus facile de reconnaitre lorsque la situation titille votre enfant intérieur, et ainsi mieux réagir.

Mais au fait, un enfant ça joue, ça s’émerveille non? Et si le meilleur était à venir car une fois soigné il est alors possible de prendre cet enfant par la main afin que lui aussi nous vienne en aide. Intrigué.e.s? Passons au chapitre suivant!

Réenchanter notre enfant intérieur

L’enfant est dans le moment présent, il s’émerveille d’un rien et se réjouit de tout; directement branché à ses 5 sens. L’enfant joue et ne pense pas à demain.

Et si vous invitiez votre enfant intérieur à jouer dans la cour du moment présent?

Une fois par jour prenez le temps de montrer le monde à votre enfant enfant intérieur « regarde ce magnifique coucher de soleil! » « regarde ces flocons de neige« . A chaque moment agréable invitez le à coté de vous.

Lui seul nous permet d’appréhender le monde comme si c’était la première et la dernière fois que nous l’observions (il n’est d’instant qui se re-présente). 

Percevoir comme un enfant

Chaque jour choisissez un de vos 5 sens et partez à la recherche de la magie. Tel un enfant, aventurez vous à percevoir quelque chose de la magie de Noël. Une boule de sapin, un musique, une odeur de sapin… tant de choses se présentent à nous en cette période.

Pour aller plus loin dans la façon de retrouver votre capacité d’émerveillement lisez ceci « vivre, un jeu d’enfant »

Agir comme un enfant


Invitez cet enfant à faire quelque chose de chouette. C’est ici que la liste précédemment rédigée vous servira. Et si vous élaboriez un calendrier de l’avent et rayez les un après les autres les demandes et souhaits de votre enfant intérieur… des bonbons? Une musique? Un film?


J’ai personnellement prévu de mettre un verre de rouge à minuit pour le bonhomme à la barbe blanche bien que personne ne croit plus au père Noël, parce que moi, gamin, ça me faisait des étoiles dans les yeux! Mon enfant intérieur m’a aussi demandé des Treets… seulement s’il est sage 😉

On attend souvent des autres ce que nous même pourrions nous apporter. Réenchanter notre enfant intérieur c’est réellement faire appel à cette partie de nous endormie et qui croule sous le poids de la raison, de la morale, du sérieux.

En résumé

Vous aimez les fêtes?

Réenchantez

  • Pratiquer la pleine présence chaque jour.
  • Décidez de réaliser un souhait de votre enfant intérieur.
  • Changez vos habitudes une fois par jour et mettez un peu de jeu, de surprise dans vos actions.

Vous n’aimez pas les fêtes?


Soignez

  • Écoutez vos sensations désagréables et observez si ce n’est pas votre enfant intérieur qui parle.
  • Prenez en soin, rassurez-le de la parole ou du geste de votre choix.
  • Faites preuve de moment présent, dans cet instant la souffrance y est bien souvent absente.

Meilleures ou moins mauvaises fêtes à vous et gardez dans votre main l’enfant que vous êtes (aussi)


Yannick

Mais, l’enfant intérieur est également un autre élément plus positif, c’est cette partie de nous qui aime jouer, qui aime danser créer, découvrir, aimer et câliner. C’est aussi cette partie qui se réveille lors des fêtes de Noël. Celle qui s’émerveille, qui rêve et lâche un peu de leste.

C’est la trêve des contempteurs

C’est pour ma part celle qui se met toujours à kiffer les chansons de Noël avec parfois une petite larme de joie en écoutant Tino Rossi (ma chanson la moins assumée :-).

Ainsi Noël, réveille notre enfant intérieur, notre âme d’enfant et qu’en faisons nous?


Nous l’étouffons comme l’on mettrait un couvercle sur une casserole d’eau qui boue. Enlevons ce couvercle et libérons cette énergie.

Alors prêts pour prendre soin de cet enfant intérieur et ensuite l’emmener jouer?

« Garde dans ta main la main de l’enfant que tu étais »

Cervantes

Soigner notre enfant intérieur (lorsque les fêtes nous font souffrir)

Oui mais il est où?


Le soigner quand il est blessé, oui mais faut-il encore savoir ce que c’est pour nous.

Une façon de le trouver est d’observer les moments qui « piquent » lorsque l’on vous parle de Noël ou des fêtes de fin d’année et se poser cette question.:


Cette souffrance:

 Est-ce une souffrance de l’âge adulte du moment présent 

ou bien 

Est-ce une souffrance qui date?

Lorsque vous aurez trouvé une situation où cette souffrance est ravivée prenez le temps de la décrire. 

  1. Qu’elle émotions ressentez vous? 
  2. Où se situe cette émotion désagréable dans votre corps? 
  3. Que vous raconte votre tête à ce moment là?

Vous y êtes, cette souffrance est celle de votre enfant intérieur.

Que faire maintenant?

Plutôt que de lutter pour faire disparaitre cet enfant, par la raison, par l’évitement, par la rumination donnez donc lui la parole.

Lorsque vous ressentez ces émotions désagréables parlez à cet enfant qui se manifeste au fond de votre ventre. 

Glissez lui par exemple un 

  • « je suis là » 
  • « je t’ai entendu.e » 
  • « je comprends que tu puisse souffrir, je suis avec toi » 

et placez votre main à l’endroit de la sensation. Entendre la souffrance et la soigner c’est cela la compassion à l’égard de soi

En savoir plus sur la compassion lire cet article

Avec ces mots et ce geste pour calmerez cet enfant, votre corps produira au passage un peu d’ocytocine (hormone de l’attachement) et vos relations aux autres ainsi que votre estime de vous même seront meilleure. C’est cadeau, c’est Nöel.

Écouter son enfant intérieur 

 Thick Nhat Hanh présente un exercice assez intéressant dans son livre « L’enfant intérieur (référence en fin d’article). Demandez à cet enfant ce qu’il veut et vous en prendre d’autant plus soin.

Asseyez vous dans un endroit calme après avoir pris soin de prendre un papier et un crayon, fermez les yeux un instant et imaginez vous à 5 ans (prenez quelques instant pour vous visualiser, le lieu, l’ambiance, les personne autour…etc). Imaginez vous ensuite en tant qu’adulte lui demander 

« Qu’attends tu de l’adulte que tu es devenu.e? »

Donnez enfin la parole à votre petite fille, votre petit garçon intérieur.e.Rédigez alors tout ce qui vous passe par l’esprit, aller dans l’espace,  un câlin, manger des chewing-gum  Hollywood à la Chlorophylle, jouer tel jeux… notez tout,  Gardez bien cette liste pour la suite.

Si j’avais 5 ans je ferais…

De cette manière il vous sera plus facile de traverser les fêtes car la seule personne personne qui peut combler ces blessures c’est vous, l’adulte devenu.e. Gonflés à l’ocytocine il vous sera plus facile de reconnaitre lorsque la situation titille votre enfant intérieur, et ainsi mieux réagir.

Mais au fait, un enfant ça joue, ça s’émerveille non? Et si le meilleur était à venir car une fois soigné il est alors possible de prendre cet enfant par la main afin que lui aussi nous vienne en aide. Intrigué.e.s? Passons au chapitre suivant!

Réenchanter notre enfant intérieur

L’enfant est dans le moment présent, il s’émerveille d’un rien et se réjouit de tout; directement branché à ses 5 sens. L’enfant joue et ne pense pas à demain.

Et si vous invitiez votre enfant intérieur à jouer dans la cour du moment présent?

Une fois par jour prenez le temps de montrer le monde à votre enfant enfant intérieur « regarde ce magnifique coucher de soleil! » « regarde ces flocons de neige ». A chaque moment agréable invitez le à coté de vous.

Lui seul nous permet d’appréhender le monde comme si c’était la première et la dernière fois que nous l’observions (il n’est d’instant qui se représente). 

Percevoir comme un enfant

Chaque jour choisissez un de vos 5 sens et partez à la recherche de la magie. Tel un enfant, aventurez vous à percevoir quelque chose de la magie de Noël. Une boule de sapin, un musique, une odeur de sapin… tant de choses se présentent à nous en cette période.

Agir comme un enfant


Invitez cet enfant à faire quelque chose de chouette. C’est ici que la liste précédemment rédigée vous servira. Et si vous élaboriez un calendrier de l’avent et rayez les un après les autres les demandes et souhait de votre enfant intérieur… des bonbons? Une musique? Un film?


J’ai personnellement prévu de mettre un verre de rouge à minuit pour le bonhomme à la barbe blanche bien que personne ne croie plus au père Noël, parce que moi, gamin, ça me faisait des étoiles dans les yeux! Mon enfant intérieur m’a aussi demandé des Treets… seulement s’il est sage 😉

On attends souvent des autres ce que nous même pourrions nous apporter. Réenchanter notre enfant intérieur c’est réellement faire appel à cette partie de nous endormie et qui croule sous le poids de la raison, de la morale, du sérieux.

En résumé

Vous aimez les fêtes?

Réenchantez

  • Pratiquer la pleine présence chaque jour
  • Décidez de réaliser un souhait de votre enfant intérieur
  • Changez vos habitudes une fois par jour et mettez un peu de jeu, de surprise dans vos actions

Vous n’aimez pas les fêtes?


Soignez

  • Écoutez vos sensations désagréables et observez si ce n’est pas votre enfant intérieur qui parle
  • Prenez en soin, rassurez le de la parole ou du geste de votre choix
  • Faites preuve de moment présent, dans cet instant la souffrance y est bien souvent absente.

Meilleures ou moins mauvaises fêtes à vous et gardez dans votre main l’enfant que vous êtes (aussi)


Yannick

Psychologue aux multiples influences je base ma pratique de prise en soin sur la thérapie d'acceptation et d’engagement, la psychologie positive ainsi que les thérapies cognitivo-comportementales. En institution, en cabinet de ville, en formation professionnelle ou encore en tant que Blogueur ma vision de la personne en souffrance est bien celle d'une personne non pas "malade" mais plutôt "coincée": En devenir. C'est ainsi à travers une pratique mêlant psychologie, philosophie, humour et métaphores que je voue mon activité professionnelle à aider la personne à avancer vers ce qui compte pour elle.

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